Congo : le gouvernement prolonge l’état d’urgence sanitaire et met en place de nouvelles mesures

D’après le journal de l’Afrique, le gouvernement congolais vient d’annoncer le prolongement de l’état d’urgence sanitaire sur ses territoires. En outre, il a mis en place de nouvelles mesures restrictives dont l’obligation de présenter un certificat de vaccination afin d’accéder dans des lieux publics, ainsi que dans les transports en commun, et ce, dès le 1er novembre.

Les nouvelles décisions des autorités congolaises

Selon le communiqué publié par les autorités congolaises, l’état d’urgence sanitaire a été prolongé pour la énième fois en affirmant la mise en place de nouvelles mesures afin de lutter contre l’expansion de la pandémie du coronavirus. En effet, selon ce communiqué les congolais devraient, dès le 1er novembre prochain, présenter un certificat de vaccination pour pouvoir accéder aux transports en commun, ainsi que certains lieux publics.
Les endroits dont l’accès sera soumis à l’obligation de présenter un certificat de vaccination sont les caisses de retraites, les postes, les régies financières, les banques et les préfectures. Pour le responsable du Comité technique de la riposte contre le Coronavirus, Docteur Jean-Claude Emeka, les mesures mises en place par les autorités congolaises ont pour but d’obliger les citoyens congolais à se faire vacciner. Il a assuré qu’il est nécessaire que les congolais se fassent vacciner puisque le nombre de cas est en train d’augmenter dans le pays durant cette dernière période. En effet, le taux de positivité est passé à 4.2 % alors qu’il était à 2 %.

Plusieurs Brazzavillois affirment qu’ils sont prêts à suivre le chemin tracé par les autorités et acceptent la campagne de vaccination. L’un des passants a assuré au micro d’un média local qu’il prendra sa dose de vaccin et qu’il ne craint rien, en assurant qu’il est important de se protéger et de protéger les autres. En effet, il a déclaré qu’il s’est déjà fait vacciner pour des raisons consciencieuses, et il assure que la décision des autorités congolaises est tout à fait normale, puisque ces mesures visent à assurer le bien des citoyens congolais.

Néanmoins, il existe aussi plusieurs congolais qui sont encore réticents en assurant qu’ils ne sont pas prêts de se faire vacciner et qu’il n’est pas légal d’obliger les gens de se faire vacciner s’ils ne sont pas convaincus.
Selon les derniers chiffres partagés, le Congo dispose de plus de 530 000 doses de vaccins américain, russe et chinois, en attendant l’arrivée de plus de 1.2 millions de doses dans le cadre du programme AVAT mis en place par l’Union africaine.