Congo : le système de biométrie devra être introduite à l’état-civil congolais

Selon le journal de l’Afrique, le document de politique nationale de modernisation et de réforme de l’Etat civil au Congo, qui compte introduire la biométrie durant le recensement, a été validé, le 6 octobre dernier dans la capitale congolaise, suite à l’atelier dirigé par Gilbert Mokoki, le ministre de la Population et de la Santé, en qualité de président du Comité national de coordination de l’État civil.

Validation du lancement du système de biométrie au Congo

Selon le nouveau texte validé le 6 octobre dernier, plusieurs réformes seront apportées au niveau de l’État civil tel que l’introduction du système de biométrie dans les différents types de recensement, l’enregistrement d’un e mariage, ainsi que l’attribution dès la naissance de l’enfant d’un numéro d’état civil.
Jacques Essissongo, le directeur général de l’Administration du territoire et préfet a assuré que l’échange effectué sur l’enregistrement à l’état civil du mariage coutumier est encore en cours et présente aux autorités congolaises l’admission d’une nouvelle ligne budgétaire estimée à près de 2 milliards afin d’assurer l’accompagnement des réformes qui ont été validées.

Le document de politique nationale qui a été validé devra apporter de l’aide au pays afin de concevoir différents documents fiables dont le corps électoral, un fichier national de casier judiciaire, un plan de développement sanitaire et la cartographie scolaire.

Par ailleurs, ce document, qui permet l’introduction systématique du système de biométrie, permettrait d’éviter d’avoir un taux important d’apatrides dans le pays. Il est important de rappeler que le Congo qui compte aujourd’hui plus de 200 000 cas de personnes n’ayant pas de nationalité légale, a pu lancer une opération d’enregistrement à vocation d’Etat civil.

Le problème d’apatride au Congo

La représentante du HCR au Congo, Anne-Elisabeth Ravetto, a affirmé qu’être apatride veut dire ne pas avoir une nationalité légale, parfois, ces personnes apatrides n’ont pas la possibilité de se marier, de se déplacer librement, d’être propriétaire d’un chez soi, d’aller à l’école, d’accéder aux soins de santé.

L’enregistrement des faits d’État civil constitue l’acte d’enregistrer les événements démographiques qui peuvent survenir dans la vie d’une personne comme la mort et la naissance et constitue une fonction fondamentale des autorités congolaises.
C’est ainsi qu’Anne-Elisabeth Ravetto, la représentante du HCR congolaise, a tenu à rappeler les onze engagements pris durant la déclaration de la capitale congolaise, dans le cadre de la lutte contre l’apatridie dans les deux Congo.