Congo : plusieurs épargnants ont été arnaqués enregistrant une perte de plus de 200 millions de FCFA

D’après les actualités partagées par les médias des deux Congo, plus de 600 épargnants ont décidé de déposer leur économie au niveau de la société de microfinance, Cremaf, afin de profiter des 200 % de bénéfices après 78 jours. Après près de quatre mois d’exercice, la société n’est plus en mesure de rembourser ses épargnants. Les experts dans le domaine pointent du doigt le laxisme du gouvernement congolais face à ce type de société.

Des épargnants congolais arnaqués

Certains épargnants qui ont été arnaqués ont décidé de camper devant l’établissement du ministère des Finances, alors que d’autres ont choisi de se concerter dans le jardin du siège de la préfecture.
Toutes ces personnes assurent avoir perdu d’importantes sommes d’argent. L’un de ce groupe a affirmé qu’il réclame plus de 1.5 million de F CFA qui l’a investi en tant que capitale. D’une part, c’est de l’argent personnel et de l’autre part, c’est un prêt qu’il a pu prendre afin de tenter de lui donner un petit coup de pouce.

Une autre épargnante se lamente en affirmant qu’elle a plus de 2.6 millions de F CFA. Elle a demandé à son mari retraité d’épargner sa pension afin de profiter des bénéfices. Toutefois, suite à cette arnaque, ils ont tout perdu.

Le gouvernement est-il responsable ?

Les responsables de la société de microfinance Cremaf n’ont pas hésité à brandir l’agrément gouvernemental. En outre, la présence d’agents de sécurité au niveau des succursales à Pointe-Noire et dans la capitale congolaise, constitue un élément de garantie permettant d’encourager les épargnants à déposer leurs économies dans les mains de la société Cremaf.
Alphonse Ndongo, l’analyste économique, a affirmé que le pays a bien sa part de responsabilité dans l’affaire de cette entreprise de microfinance. Monsieur Ndongo a expliqué que le département de la direction des institutions financières du ministère des Finances, qui est chargé de la régulation du secteur de la microfinance au Congo n’a pas été aussi vigilant. En effet, vu que la société Cremaf avait l’agrément gouvernemental, plusieurs personnes ont été assurées dans cette mauvaise démarche. Toutefois, cette accusation a été rejetée par le directeur général des institutions financières nationales, Jean-Pierre Nonaulth. Afin de découvrir les actualités de l’affaire de Cremaf, vous pouvez consulter ce site web.