Covid-19, les religions appellent ensemble à la solidarité

Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) et le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux ont publié en novembre dernier un document de réflexion sur l’importance de la solidarité interreligieuse et œcuménique face à la pandémie mondiale de covid-19.
Dans ce contexte si particulier, le besoin de religion se fait sentir. Cependant, le virtuel risque de renforcer les tendances traditionalistes et identitaires des religions.

En effet, le confinement a été absolument respecté par les responsables des principaux cultes religieux et les fidèles. C’est uniquement du côté des religieux ‘réactionnaires’ ou plus ou moins ‘radicaux’ qu’a été posée la question politique du droit de l’Etat d’interdire formellement les assemblées publiques des groupes religieux et le culte, au nom du confinement. Le confinement est exténuant, voire harassant pour tout le monde, à des degrés divers. Il faut le reconnaître, la difficulté spécifique des religions vient de ce qu’il empêche ou limite des pratiques religieuses à leurs yeux centrales – celles se déroulant dans les pagodes, les mosquées, les synagogues, les temples, ou encore les églises, mais également une facette capitale de leur rôle sociétal et social : l’accompagnement des mourants et des malades et leur présence lors des cérémonies funéraires réduites au rituel minimal. S’ils sont privés de leurs fonctions, nombre d’imams, de rabbins, de pasteurs, et de prêtres ont certainement été davantage sollicités dans les situations d’angoisse et détresse créées par le confinement et le nouveau coronavirus, en vue d’assumer le rôle difficile d’une parole mettant des mots sur la douleur.

Si les cultes religieux ont fait preuve de responsabilité et de pragmatisme pendant la période de confinement, leur façon de gérer la crise sanitaire du nouveau coronavirus (apparu en décembre 2019 en Chine, principalement à Wuhan) n’a pour autant été identique, ni même constante et univoque au fil des semaines.

Quel sera l’impact du coronavirus sur les religions ?

L’annonce de la réouverture des lieux de culte (les salles de prière, les mosquées, les synagogues, les temples, les églises, etc.) est une très bonne nouvelle pour les communautés religieuses. Les fidèles pourront ainsi prochainement retrouver leurs lieux de culte.
Si la pandémie de covid-19 a impacté les pratiques religieuses, elle a aussi questionné leur importance : entre radicalisation des tendances et fonction rassurante, les monothéismes pourraient bien connaître une évolution.

Les communautés religieuses ne peuvent plus se réunir physiquement depuis plusieurs mois. Leurs fondamentaux, basés essentiellement sur la communion des croyants, sont alors mis à mal. Les pratiques religieuses ont ainsi dû s’adapter face à cette situation inédite. Cette année, pas de rassemblements pendant le ramadan 2021. Ce mois sacré de l’islam, synonyme de période de partage et de générosité, s’annonce morose pour plus de deux milliards de musulmans dans le monde.