les règles de la campagne électorale

Les résidents européens et les électeurs français sont appelés aux urnes les samedis 14 (premier tour) et 21 (deuxième tour) mars prochains pour désigner leurs conseillers municipaux qui, à leur tour, éliront le maire et ses adjoints.
Les règles mises en place par le législateur définissent des interdits et des obligations pour l’utilisation des moyens de propagande et de communication électorale.
Les candidats ont, pour leur campagne électorale, accès à des moyens de propagande (ensemble de techniques de persuasion, mis en œuvre afin de stimuler l’adoption de comportements au sein d’un public-cible) dont l’usage est réglementé.

Quelles sont les règles à la veille du premier scrutin ?

Il est interdit de : procéder aux appels téléphoniques en série des électeurs (autrement dit, prospection téléphonique), par un système automatisé ou non, afin de les inciter à voter pour un groupe ou un candidat ; de diffuser au grand public tout message ayant le caractère de propagande électorale ; de faire distribuer ou de distribuer des tracts ou autres documents.
Le candidat peut utiliser des moyens classiques de propagande : les circulaires adressées principalement aux électeurs ; les tracts (une publicité sur support papier qui est distribué, dans les espaces publics, de la main à la main) ; l’affichage électoral (affiche politique visant à favoriser l’élection du groupe ou de la personne qu’elle promeut ; des fresques peintes) ; les réunions : elles peuvent se tenir sans demandes d’autorisation.

À noter que les moyens audiovisuels, principalement la télévision et la radio, occupent à ce jour une place importante dans la communication politique.
Le 3 février 2020, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (l’autorité française de régulation de l’audiovisuel) a publié une nouvelle recommandation concernant les élections municipales.
Au cours des trois semaines précédant le scrutin, les services de télévision et de radio veillent à ce que les candidats profitent d’un accès et d’une présentation équitables à l’antenne. Les propos diffamatoires et injurieux sont, comme dans toute communication, répréhensibles pénalement.
“Les candidats peuvent utiliser leurs sites personnels dans un but de propagande électorale. Ils ont aussi la possibilité d’ouvrir, pour la campagne électorale, des sites internet spécifiques”, explique le conseiller municipal d’opposition de Villefranche-sur-Mer, Dan Oiknine.
En annonçant sa candidature, le mois dernier, Dan Oiknine met fin au faux suspense et à l’incertitude qui régnait dans la rade. Ce dernier a décidé de repartir dans la bataille avec une équipe renouvelée de moitié. Il a présenté, la semaine dernière, son nouveau projet : le ‘Conseil des jeunes de Villefranche’.