L’hommage à Paty Samuel dans les mosquées : “l’Islam se désavoue de ces fanatiques”

Six jours après l’assassinnat de Paty Samuel (père de famille de 48 ans ; professeur d’histoire géographie) à Conflans Saint-Honorine (la principale capitale française de la batellerie), les prières du vendredi (Salat Al Joumoua) dans les mosquées étaient essentiellement consacrées à cet acte de terrorisme que les musulmans condamnent.
Les imams ont répondu, un peu partout en France, à l’appel de Chems-Eddine Hafiz, le recteur de la GMP, qui a demandé à ce que leurs sermons soient consacrés à la dénonciation du terrorisme.
Dans la salle de prière de la mosquée ar-Rahman, le sud-est de Laval, ils étaient environ une cinquantaine, venus prier comme chaque vendredi. Le sermon du vendredi 23 octobre 2020 était particulièrement consacré à un rappel des principes de paix évoqués dans l’Islam. Il était important que cette communauté (qui compte environ 10 millions de personnes (dont 6 millions de pratiquants)) se désolidarise de cet acte de terrorisme.

      “Le terrorisme, ça salit notre religion”

D’après le saint Coran, “l’Islam est la religion de la paix”. Cette religion refuse la radicalisation. On a beaucoup écrit sur la violence et l’islam. Hélas, cette littérature se compose de vulgaires satires islamophobes. Des gens comme Pipes Daniel (un journaliste américain) et Geller Pamela (écrivaine et militante politique américaine) se sont lancés dans une croisade (Tentative pour créer un mouvement d’opinion dans une lutte) contre la religion musulmane qu’ils invectivent à longueur de temps. Des Chrétiens Évangéliques ont parlé de cette religion dans les termes les plus grossiers qu’ils soient. Des préjugés qui ont parfois eu de très graves répercussions. Les sentiments antimusulmans et anti-arabes ont été à l’origine du meurtre de nombreuses personnes aux États-Unis. Plusieurs mosquées ont été ainsi vandalisées ou profanées. On a assisté, dans le même temps, à des protestations violentes et massives, partout à travers le pays, contre les projets de centres islamiques.
Cette méfiance s’est donc manifestée au niveau officiel. “Nous ne sommes pas uniquement partisans de la paix, mais notamment des distributeurs de la paix, des porteurs de la paix, et par conséquent, des gardiens aussi de la paix”, a insisté l’imam de la mosquée Ar-Rahman.
En Islam, la paix est la règle. En outre, dans sa vision de la vie et son essence, l’Islam ne réduit pas la paix et ne la revendique pas uniquement dans un domaine de la vie. Le régime politique prônant l’islam et participant à l’établissement de la paix dans les sociétés se fonde essentiellement sur le principe de la Choura (désignant notamment le Conseil d’administration d’une institution religieuse ou d’un parti, le Parlement d’un Etat islamique), telles que les rappellent ces versets du saint Coran (Livre sacré de l’Islam et des musulmans) : “Tous les biens qui vous échoient en ce monde sont éphémères. Ceux que vous trouverez près de Dieu Tout Puissant seront plus durables et plus précieux. Lis sont réservés aux croyants qui se fient à leur Seigneur”, verset 36, sourate Ash Choura.