Louis Armstrong : le complot de la CIA et le Congo

D’après le journal de l’Afrique, au cours des années 1960, le célèbre trompettiste de jazz aurait constitué un cheval de Troie pour les services de renseignements américains durant sa grande tournée dans le continent africain. Pouvoirs publics, mosaïque incongrue de mercenaires, coups tordus, déstabilisation télécommandée, assassinats… À défaut d’être sur le coup exposés dans le vent, les complots secrets occidentaux ont fini par être avouées.

Louis Armstrong, travaillait-il pour le compte de la CIA ?

Le journal britannique, The Guardian a pu dévoiler, durant le mois de septembre dernier, le rôle qu’a joué le trompettiste et chanteur américain dans la région congolaise durant les années 1960, mais d’une façon involontaire.
Il est important de rappeler que le Premier ministre congolais, Patrice Lumumba a été assassiné après avoir été livré aux autorités katangaises de Moïse Tshombe, le 17 janvier 1961. Ce n’est qu’après plusieurs années, que la vérité concernant son assassinat par des policiers belges et des responsables de la province congolaise séparatistes a été dévoilée.
En effet, l’un des chefs de la CIA chargés par la région centre africaine, Larry Devlin a fini par reconnaître que durant une étude menée par le Congrès américain, l’Agence a été responsable du coup d’Etat contre Mobutu qui a été suspecté d’avoir de la sympathie pour le bloc soviétique.
Selon The Guardian, Washington aurait invité Louis Armstrong à faire une grande tournée dans le continent africain, afin que le CIA puisse en profiter pour infiltrer les différentes instances politiques des deux Congo, tout en collectant des informations stratégiques surtout sur la richesse de la province du Katanga.
D’après le journal d’investigation, Larry Devlin avait dîné dans un restaurant de Léopoldville, avec le couple Armstrong, deux mois avant le meurtre de Patrice Lumumba. Le restaurant était à seulement quelques mètres de l’endroit où le ministre était retenu prisonnier. Vu qu’il ne peut pas entrer en contact avec les autorités autoproclamées Katangaises, l’agent de la CIA a assuré qu’il s’était présenté à l’artiste américain comme un simple attaché politique de l’ambassade américaine au Congo en assurant qu’il souhaite faciliter sa tournée musicale dans le continent africain.

L’artiste aurait été horrifié

Ainsi, sous cette couverture durant la tournée de l’artiste américain, l’agent aurait obtenu plusieurs informations stratégiques concernant la province séparatiste. Par conséquent, le trompettiste américain aurait été utilisé comme étant un cheval de Troie.
Chercheuse à la London University’s School of Advanced Study, Susan Williams, a assuré que l’artiste aurait été horrifié de savoir qu’il a été manipulé vu qu’il a tout le temps combattu l’impérialisme et le racisme.
En outre, suite à sa tournée, le trompettiste avait été marqué par le Congo au point qu’il le pays lui inspirera en partie sa comédie musicale The Real Ambassadors.