République démocratique du Congo : l’état de siège au niveau de l’est du pays n’a pas eu d’effet positif visible

Selon le rapport effectué par des experts du Baromètre sécuritaire du Kivu et partagé par les médias des deux Congo, l’état de siège qui a été instauré il y a plus de 5 mois à l’est du pays au niveau du Nord Kivu et des provinces d’Ituri n’ont pas eu d’effet positif visible. La région continue de subir des actes de violences meurtrières réalisés par des groupes armés.

L’étude mensuelle réalisée par les experts

Dimanche dernier, le rapport mensuel effectué par un groupe d’experts, après cinq mois d’état de siège dans les provinces congolaises n’ont pas eu d’effet positif visible sur la situation à l’est du pays. En outre, ils ont remarqué durant le mois de septembre, une nette augmentation des violences après la baisse enregistrée durant le mois d’août dernier.

Par ailleurs, le Baromètre sécuritaire du Kivu, a pu enregistrer plus de 198 meurtres en septembre au niveau de ces régions qui sont depuis plus d’un quart de siècle en proie aux violences de groupes armés, enregistrant ainsi une augmentation de plus de 19 % durant ce mois. Le responsable de cette initiative mise en place conjointement entre l’ONG américaine Human Rights Watch et le Groupe d’étude sur le Congo, a affirmé que l’Ituri a été l’une des provinces les plus touchées par les différents actes de violence.
Le nombre des civils qui ont été tués au niveau du territoire d’Irumu a atteint un record dès le mois d’avril dernier. Le 3 septembre dernier, le massacre de plus de 30 personnes a été perpétré par les ADF ou les forces démocratiques alliées. Ces derniers sont connus comme l’un des groupes armés de rebelles ougandais les plus meurtriers dans la région.
Les ADF constitués essentiellement des rebelles musulmans, sont présentés comme l’une des branches africaines du groupe d’Etat islamique. Ils sont les plus meurtriers des groupes armés dans la région de l’est de la RDC.

Les raisons de la reprise à la hausse des actes de violences

Au niveau de la province voisine du Nord-Kivu, les experts de KST ont pu constater que la relative accalmie enregistrée durant le mois d’août dernier, a été le résultat d’une stratégie mise en place par le gouvernement. Néanmoins, les autorités militaires semblent s’essouffler, c’est pour cette raison que les actes de violences sont repartis à la hausse.
Au niveau de la province de Sud-Kivu, dans la zone sud, qui n’est pas soumise à la stratégie de l’état de siège, les militaires congolais ont pu poursuivre leur traque des différents groupes armés avec un certain succès. Découvrez l’actualité des groupes armés au Congo en consultant ce site web.