Sénégal : les prix des produits de première nécessité au centre des discussions

D’après le journal de l’Afrique, le Conseil national de la consommation sénégalais est invité à échanger avec le ministre du Commerce, ce 31 août afin d’aborder la situation du coût des produits de base comme le sucre, l’huile et le riz dans le pays.

La situation des coûts des produits de base au Sénégal

Le mardi 31 août, le Conseil national de la consommation sénégalais a été appelé à discuter avec le ministre du Commerce, le 31 août prochain sur la situation des prix des produits de base dans le pays. D’après les chiffres révélés par l’Agence nationale de la statistique, le coût des produits de consommation durant le mois de juillet a enregistré une hausse de près de 2 % par rapport au mois de juin 2021.
Il est important de mentionner que le thé traditionnel sénégalais se boit assez sucré. Toutefois, en ce moment, c’est très difficile de trouver du sucre au niveau du marché du quartier de Ouakam.

Au niveau de sa boutique, le commerçant explique qu’il vend du thé et en augmentant le prix du sucre, il ne peut pas augmenter le prix de la tasse de thé traditionnel. Selon lui, en augmentant ses prix ça n’arrange personne. En outre, le commerçant affirme qu’il achète tous ses produits en gros assez cher. Le sac de riz local est passé de 13 à 14 000 CFA, le riz parfumé, passe de 17 500 à 20 000 FCFA. Alors que le bidon d’huile passe de 14 500 jusqu’à 24 000 CFA, soit l’équivalent de 43,248962 dollars, selon le convertisseur dollar en CFA.

Les raisons de la hausse des prix des produits de base

Selon les experts, dont l’économiste Khadim Bamba Diagne, cette hausse des prix est due essentiellement aux différentes mesures anti-coronavirus qui ont été mises en place par les autorités sénégalaises. En effet, d’après l’économiste, la hausse pourrait continuer durant les prochains mois. Khadim Bamba Diagne affirme que durant l’année dernière, le gouvernement a pris plusieurs décisions de restrictions tout en demandant à la population de rester chez eux. Le manque d’activité économique a induit une baisse des recettes au niveau des ménages ainsi qu’au niveau de l’Etat. Afin de faire face à ce manque à gagner le gouvernement a dû se fonder sur l’augmentation de l’assiette fiscale.